Curiosités

Pourquoi pleurons-nous lorsque nous coupons un oignon ?

21 septembre 2026 · 2 min de lecture · Le Café des Curieux

Pourquoi pleurons-nous lorsque nous coupons un oignon ?

Une petite réaction chimique de défense

L’oignon stocke différentes substances dans des compartiments séparés de ses cellules. Lorsque le couteau les casse, elles se mélangent. Une suite de réactions produit notamment un composé volatil irritant appelé syn-propanethial-S-oxyde.

Ce composé monte jusqu’aux yeux et se dissout dans leur humidité. Les nerfs détectent l’irritation ; les glandes lacrymales envoient alors davantage de larmes pour rincer la surface de l’œil. Ce n’est pas une émotion : c’est un réflexe de protection.

Les méthodes réellement utiles

  • Refroidir l’oignon : 20 à 30 minutes au réfrigérateur ralentissent les réactions et la diffusion du composé.
  • Utiliser un couteau bien aiguisé : il écrase moins de cellules qu’une lame émoussée.
  • Ventiler : une hotte ou un petit courant d’air éloigne le composé avant qu’il atteigne les yeux.
  • Garder la racine pour la fin : cela peut réduire la quantité de tissu abîmé au début, sans supprimer totalement les larmes.
  • Porter des lunettes étanches : solution efficace pour les personnes très sensibles.

Les astuces moins convaincantes

Tenir une allumette dans la bouche, mâcher du pain ou tirer la langue ne crée pas une barrière fiable. Couper sous l’eau peut limiter la diffusion, mais le geste devient glissant et donc moins sûr. Le meilleur compromis reste froid, lame aiguisée et ventilation.

Pourquoi certaines personnes pleurent davantage

La variété, la fraîcheur, la taille de l’oignon, la quantité coupée, la technique et la sensibilité individuelle jouent toutes un rôle. Les lentilles de contact peuvent parfois faire écran, mais elles ne doivent jamais servir de protection improvisée.

À retenir

L’oignon libère son irritant seulement quand ses cellules sont coupées. Réduire les dégâts aux cellules et éloigner le gaz des yeux sont donc les deux stratégies logiques.

Sources

  • American Chemical Society, molécule responsable des larmes : acs.org
  • American Chemical Society, astuces de chimie du quotidien : acs.org
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